L’API du mois

Mathieu DOMECQ

Rédacteur en chef de l’API du mois

L’été est passé et il a fait souvent très chaud avec de belles miellées, mais aussi très sec. Il est temps de traiter les ruches contre Varroa avec votre rubrique « L’API DU MOIS ».

Dans la majorité des régions, les fleurs, arbustes, cultures et forêts ont offerts à nos abeilles une agréable saison. Nous sommes sur de belles moyennes, bien loin des dernières années.

Il est temps de penser au varroa qui, lui, se développe avec les chaleurs et pourrait faire périr les colonies durant l’hiver. Après les vacances d’été, voici le planning de la rentrée !

  

Se procurer un traitement

Pour connaître les traitements adaptés à votre département, il sera préférable de vous rapprocher de votre GDSA – Groupement de Défense Sanitaire Apicole -.

Les traitements à base d’Amitraz ou encore de Fluvalinate sont désormais en vente libre, sans ordonnance, dans les pharmacies et vétérinaires. Néanmoins, un justificatif d’exploitant apiculteur peut-être demandé comme la déclaration de vos ruchers. Les magasins spécialisés dont l’apiculture, n’ont pas accès à ces molécules pour le moment.

Pour les professionnels, là encore votre GDSA ou votre ADA pourra vous orienter sur des « mélanges maison », moins coûteux, tout en évitant le moindre risque.

Abeille avec les ailles mangées par Varroa
Abeille avec les ailles mangées par Varroa

Lutter contre Varroa

Pour lutter contre les varroas, ont peut envisager plusieurs choses :

– installer des plateaux (fond de ruche) grillagés pour une meilleure élimination du parasite.

– détruire le couvain mâle comme sur des cadres à jambage (cadre non filé avec une baquette bois en diagonale).

Cela restera insuffisant car la majorité des colonies vivent quotidiennement avec la varroase à un taux qu’il faut métriser. Ainsi, vous devrez envisager un traitement chimique ou biologique.

 

Le traitement chimique :

Vous placerez des lanières contenant de l’Amitraz (Apivar) ou du Fluvalinate (Apistan), à défaut de 2 lanières par ruche 10c. En circulant sur la lanière, l’abeille déposera le produit sur les cadres. Ce traitement se positionnera après la récolte, entre la mi-août et début septembre.

 

Le traitement biologique :

C’est une introduction de molécules comme le thymol, l’acide oxalique (AO) ou l’acide formique. Ils peuvent-être utilisés par sublimation, autrement dit en injectant entre les cadres un mélange AO/sirop par exemple. Avec ce traitement, il sera préférable d’y passer deux fois, en août et en décembre lorsque les colonies n’auront plus de couvain.

Traitement d’une ruche par sublimation (5ml par inter cadre)
Traitement d’une ruche par sublimation (5ml par inter cadre)

Retour d’expériences sur mon exploitation, LES RUCHERS DE MATHIEU :

Cette année fut pour nous une agréable saison aux abeilles. La moyenne de nos récoltes de miels ont étés bien plus importante que les dernières. Pour constat, une colonie installée aux abords d’une forêt de sapins, adjacent à des cultures de sarrasin, à sus produire près de 80kg de miel à elle seule, soit 5 hausses au format Dadant 10c !

Une surprise en voyant ces abeilles s’épanouir sur un lieu atypique : dans le couvent de Massac…

 

Vous aussi, faites-nous partager vos surprises sur les réseaux !

N’oubliez pas de faire découvrir vos miels autour de vous,

On se retrouve très vite pour la nouvelle API du mois !

 

LES RUCHERS DE MATHIEU

Photos ©lesruchersdemathieu

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